Un petit tour et puis revient

MONUMENT-DES-MARTYRS-Ouagadougou

14 ans, 5 pays, 16 déménagements et aménagements et puis Ouagadougou. ENFIN!!! Nous sommes rentrés au Burkina, comme prévu au début de cette belle aventure familiale. C’était beau, c’était fabuleux, c’était épique, c’était surprenant, des fois épuisant, parfois stressant,  rarement douloureux et toujours enrichissant. 

Je suis de retour à Ouagadougou, ville qui m’a vu naitre et grandir et que j’ai quitté pour mieux revenir. Je suis rentrée définitivement « pour le moment ». Oui j’ajoute « pour le moment » parce que personne ne me croit quand j’arrête la phrase à « définitivement ». Pourtant je me crois, j’en suis convaincue, je sais que ce choix est voulu et muri, je suis rentrée pour rester. Peut être qu’après quelques mois on me croira…. Pour le moment je suis là et heureuse de l’être laughing

S’il y a une chose pour laquelle j’ai prié c’est pour que ma fille ainée apprenne au primaire, l’histoire de son pays et pas celle des gaulois. Qu’elle apprenne l’hymne nationale de son pays et qu’elle comme son frère et sa soeur profitent de ma mère (le seul grand parent qui leur reste) et de leurs cousins et cousines. J’y tenais fortement! La preuve qu’il faut se souhaiter le meilleur parceque vos souhaits pour vous même ont de fortes chances de se réaliser.

Vous connaissez ce sentiment de sécurité, de nostalgie, de tranquillité, de joie interne, d’assurance naïve que l’on ressent quand on se sent chez soi!? Eh bien c’est ce que me procure Ouagadougou, je suis en territoire connu, je suis chez moi! Ce sentiment est rare et n’a pas de prix. J’ai beaucoup aimé Kampala, je pourrai y revivre avec joie mais il n’y a qu’à Ouagadougou que je ressens ça.

Malgré la crise sécuritaire actuelle, les attaques terroristes, l’aigreur profonde et la nervosité de certains burkinabè, le soleil ardent (ceci peut, peut-être, expliquer l’aigreur et la nervosité undecided ), la poussière, l’incivisme et la corruption… j’aime ce pays! J’aime ce pays parce qu’il y a tout à faire, à bâtir, à rêver, à espérer, à apprendre, à consolider, à transformer, à insuffler, à dynamiser, à OSER!

Partir peut être éprouvant, que ce soit un choix ou pas, mais rentrer l’est tout autant. Il faut déballer ses bagages, ranger, reprendre ses repères, rassurer ses enfants, réorganiser sa vie de famille, intégrer la famille et le social dans son programme, mettre ses projets en oeuvres, se reconnecter aux autres (à son rythme) et vivre. Tout un programme! Ceci explique mon silence sur ce blog…

Revenir c’est accepter que les choses et les personnes ont changé. C’est redécouvrir son pays, ses hommes et ses femmes qui parfois déçoivent, qui souvent, oui de plus en plus souvent m’inspirent, m’émeuvent et me font croire que le meilleur reste à venir. C’est accepter que l’on a soi-même changé et entendre « on sent que toi tu viens d’arriver, ici c’est comme ça ma chère, tu vas t’habituer« . M’habituer à faire toujours mieux, OUI! M’habituer à la médiocrité NON merci! 

De Dakar à Kampala, de Kampala à Libreville, de Libreville à Antananarivo, d’Antananarivo à Bamako et de Bamako à Ouagadougou en passant par toutes ces magnifiques villes africaines que j’ai découvert lors d’un transit ou pour plusieurs jours, j’ai vu, j’ai appris. J’ai ouvert mon esprit et mon coeur, j’ai découvert d’autres ailleurs mais je me suis surtout découverte. Je sais que entre autre talent, je peux ouvrir une agence de démenagement éfficace laughing. Je ferai de ce savoir-faire une offre dans ma jeune entreprise. Pour le moment, je redécouvre mon pays et je vous reviens wink.

A toutes celles et ceux qui rentrent, qui restent, qui osent, qui entreprennent ici où ailleurs, croyez en vous et ne laissez personne vous dire que vos rêves sont trop grands. 

Tim

Publié le 26/10/2018

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