Imagine!

2003, autour de cette grande table familiale qui pouvait accueillir plus de 12 personnes nous étions trois. Papa, maman et moi. Depuis le mariage de ma soeur Zara en 1999 (l’avant-dernière), j’étais la seule enfant sur les 8 à la maison (plus tous nos cousins et cousines élevés par nos parents), moi la lagaré (la benjamine). Je terminais le premier trimestre de ma Tle G2. À quelques jours de mes 17 ans, nous étions assis à cette table. Cette belle table en bois, robuste et plus âgée que moi.

Source: www.Lesbeauxproverbes.com 

Comme tous les jours nous discutions, de la saveur du repas, de l’actualité, de nos journées, de nos vies. Mon père était a sa place, il présidait, ma mère à sa gauche et moi à sa droite. Il préférait manger à la cuillère. Que vous ayez faim ou pas, que le plat vous semble appétissant ou pas, si vous voyiez mon père manger, déguster, savourer, honorer chaque cuillerée vous auriez l’appétit . En fermant les yeux je peux encore entendre le rire de mon père, ce rire fort, ironique, assumé et communicatif laughing.

A la fin du repas mon père commence le jeu « Imagine« . Il l’a sûrement fait avant mais c’est de ce jour dont je me rappelle particulièrement. Maintenant que je forme d’autres personnes je me rends compte que c’était un jeu de visualisation positive, ce jeu avait pour but de me permettre de dépasser mes limites et de stimuler mon imagination. Et il a réussi !

Papa nous dit « imaginez que nous avons 1 milliard là maintenant, qu’est-ce que vous voulez faire? » Maman parle de ses projets, toujours en rapport avec la famille, les dons, des voyages, l’amélioration de notre quotidien et surtout des économies à faire pour en profiter sur le long terme. Cette femme ne perd jamais le nord. Mon père est d’accord avec maman et évoque en plus tous les investissements qu’il fera pour son école et ses proches. Puis il s’adresse à moi: 

– Papa: toi Fatim où tu voudrais allez faire tes études?

– Moi: aux États Unis.

– Papa: mais Fatim les États Unis c’est trop proche, si j’ai 1 milliard tu iras faire tes études en Australie ma fille, ne te fixe pas de limite!

– Moi de repondre en riant : et je pourrai voir les kangourous.

Nous avons continué ce jeu d’imagination à trois en rires et en joie. Je vous assure que je voyais déjà les kangourous et les paresseux (animaux) sur leurs arbres.

Souce: www.apprendreaeduquer.fr 

Je m’en rappellerai toujours parce qu’à chaque fois que je me relache et que je veux me contenter de viser un petit objectif je me rappelle de cette histoire et je me ressaisis. C’est peut-être pour ça que voyager ou résider dans un pays où je n’avais jamais mis les pieds au auparavant ne m’a jamais effrayé. J’imagine toujours le meilleur pour moi. Je me rappelle toujours que mon imagination est ma seule limite.

Nous rencontrons parfois des personnes qui nous disent « j’ai de nombreux projets mais si seulement j’avais de l’argent…« . Si vous leur demandez « combien il vous faut concrètement pour réaliser ces projets? », peu d’entre eux pourront vous donner un montant précis. En coaching nous leur posons cette question « imaginez que vous avez en votre possession un budget illimité, que ferez vous ?« . Et là de nombreuses personnes n’arrivent pas non plus à imaginer, à sortir de leurs limites, de leurs croyances, ils ont même peur d’imaginer. Pourquoi ? Et bien parce qu’ils n’ont pas appris à rêver, à imaginer donc à sortir de leurs zones de confort. Même leurs rêves manquent cruellement d’ambitions et de couleurs. Pourtant c’est gratuit de rêver, d’imaginer.

Source : Citation Célèbre 

Nous vivons actuellement une période tourmentée, pleine d’incertitude. Nous assistons à une mise au point mondial. Tout ce qui nous semblait impossible ou improbable il y’a seulement quelques mois nous semble possible aujourd’hui à cause d’un petit virus. Nos croyances sont bousculées et remises en cause. Le choc passé, nous avons dû nos adapter pour vivre le présent. Cependant il nous faut, malgré tout, imaginer le futur. Croire que nous survivrons à ce Covid19 et envisager l’après. Nous allons devoir nous réinventer pour vivre dans ce futur que nous espérons. Comment l’imaginez vous? A quoi revez vous? Si vous arrêtez de rêver, d’y croire et de ressasser les mauvaises nouvelles au quotidien vous ne vivez plus, vous survivez.

En cette période où nous expérimentons ou redécouvrons nos enfants et nos proches, nous pouvons jouer à ce jeu d’imagination pour stimuler notre positivité et la leur. Stimulez l’imagination de vos enfants. Faites les rêver. Autorisez les à rêver grand, haut et fort. Ça peut changer leur manière d’appréhender le monde, les épreuves, l’adversité et les bonheurs futurs.

Moi j’imagine mes voyages seule ou en famille, les dédicaces de mes livres, mes formations, les repas avec toute ma famille et mes amies… Dans mes rêves actuels je voyage et je m’en rappelle. Dans mes rêves éveillés je vois beaucoup d’autres choses dont j’espère vous parler un jour.

PS: respectons strictement les mesures d’hygiène et de distanciation édictées par les autorités de nos pays.sealed

Source: Croix-rouge française 

Imaginons vivants! Rêvons vivants ! Vivons vivants ! 

Tim

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